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Bye bye le gras

La seule façon de perdre du poids

Avant de vous lancer dans l’aventure de la perte de poids durable (et par là, je veux dire définitive), il y a une information cruciale sur le sujet que vous devez connaître : il n’existe qu’une seule façon de perdre du poids.

La pléthore de régimes présents dans les magazines, les livres et sur internet tend à nous faire croire qu’il existe tout un catalogue de solutions et qu’il suffit de choisir celle qui nous convient le mieux pour parvenir à notre objectif. Il n’en est rien.

Pour perdre du poids, il faut que vos entrées caloriques soient inférieures à vos dépenses caloriques de sorte que votre corps aille puiser la différence dans vos réserves de graisses.

entrées caloriques < dépenses caloriques

L’idée est que quand on dépense plus d’argent que ce que l’on gagne, on puise dans son épargne. Pour le corps c’est pareil. Notre graisse corporelle n’est que le stockage sous forme de graisse des calories ingérées mais non dépensées. La graisse est donc notre épargne énergétique. Jusque là, c’est plutôt facile à comprendre.

Nous avons donc besoin d’un déficit calorique pour perdre du poids.

Mais attention ! Ce déficit calorique doit être modéré autrement, la perte de poids n’aura pas lieu !

déficit calorique modéré = perte de poids

Ça ne sert donc à rien de s’affamer pour perdre du poids. Oui, vous avez bien lu : plus vous vous priverez, moins vous perdrez de poids. Je m’explique.

Pour cela, je dois d’abord revenir sur une notion : le métabolisme de base (ou métabolisme basal).

Le métabolisme de base correspond à la dépense énergétique nécessaire et incompressible pour entretenir la vie d’un individu au repos, allongé, éveillé, à jeun depuis plus de 12 heures, en condition de neutralité thermique (température extérieure de 22°C environ), et au calme émotionnel. Ainsi l’énergie dépensée correspond aux activités basales (travail du cœur, cerveau, respiration, circulation sanguine, renouvellement cellulaire, sécrétion…). En gros, c’est la dépense d’énergie minimum quotidienne permettant à l’organisme de survivre.

Le métabolisme de base dépend de la taille d’une personne, de son poids, son sexe, son âge, de sa teneur en muscle, de son état physiologique…

À cette dépense énergétique de repos s’ajoutent les dépenses énergétiques liées à l’activité physique, à la thermorégulation et le métabolisme de la digestion des aliments afin d’obtenir la dépense énergétique journalière totale.

L’alimentation permet de subvenir à ces besoins énergétiques et les apports alimentaires ne doivent pas être inférieurs au métabolisme de base calculé avec le poids actuel. Par exemple, pour une femme de 30 ans mesurant 1,60m et pesant 70kg, le métabolisme de base est de 1438 Calories environ. Elle ne devrait donc pas manger moins de 1440 Calories par jour. Malheureusement, beaucoup de régimes sur le marché ne se préoccupent pas de ça et vous proposent des régimes hypocaloriques à 1000 Calories par jour voire moins…

Et cela a pour conséquence néfaste de forcer le métabolisme de base à s’adapter, à faire avec ce qu’on lui donne, c’est-à-dire pas assez. Il va donc ralentir et se mettre en mode « économie » pour composer avec ce budget énergétique serré car notre organisme ne peut pas débrancher notre cerveau, notre cœur, notre foie, arrêter de respirer… Il se met donc en mode famine ce qui a pour conséquence de bloquer toute perte de poids.

Ainsi, chercher à manger moins peut facilement mener à ne plus manger assez ! C’est pourquoi il est important à mon sens de monitorer les entrées caloriques lorsque l’on souhaite perdre du poids. D’une part, on s’assure que le déficit calorique existe afin d’atteindre notre objectif de perte de poids (on arrête de tâtonner à l’aveuglette) et d’autre part, on s’assure de manger assez.

De plus, lorsque l’on se prive, on actionne au niveau psychologique toute une série de réactions.

Quand on se prive d’aliments, on subit psychologiquement car subitement, on ne pense plus qu’à ça. Un seul aliment vous manque, et tout est dépeuplé… Un cercle vicieux s’installe, dans lequel peu importe votre motivation, elle disparaîtra toujours avant d’avoir perdu tout le poids souhaité. Et ce sera (encore) un échec. Je ne sais pas pour vous mais j’ai personnellement tendance à me dévaloriser après un échec, je m’en veux car je me sens responsable de ce qui arrive. Je ressens tout un tas d’émotions désagréables qui me donnent envie de… manger. Et c’est le serpent qui se mord la queue. Le pire dans tout ça est que cela crée une culture de l’échec dont il est difficile de sortir vu que d’après notre expérience, rien ne marche.

Dans la conscience collective, régime = restrictions, privations

Or, restrictions, privations = frustration = démotivation = échec

C’est pourquoi on ne peut pas à mon sens perdre de poids durablement sans s’autoriser à manger de tout. Raisonner en termes d’aliments interdits ou autorisés est très néfaste car cela active justement cette culture de l’échec en générant de la frustration. Mais si on éradique la frustration, on règle le problème à la base.

Pour cela notre corps nous présente un gros avantage : peu importe pour lui d’où viennent les calories (salade ou junk food). Une calorie est une calorie. Du moment qu’à la fin de la journée, vos entrées caloriques sont inférieures aux sorties, vous perdrez du poids.

Ce qui nous laisse une sacrée soupape de décompression ! Oui, on peut maigrir en mangeant du brownie ou du McDo. Mais vous me voyez venir… pas tous les jours ! 

Et ça tombe bien, parce qu’on est humain. On a besoin de temps en temps de manger une barquette de frites, un burger ou de se servir une part de ce gâteau au chocolat qui a l’air tellement délicieux. L’idée importante ici est de savoir arbitrer. Je ne le savais pas avant de perdre du poids mais ce qui est cool est que ça s’apprend 🙂

Il n’y a pas de mauvais aliments, que des mauvaises quantités.

Mais le luxe surtout ici est de pouvoir décompresser tout en continuant de perdre du poids. Parce que maigrir ne se passe pas que dans votre assiette, ça se passe aussi (et beaucoup) dans la tête !

Ainsi, l’enjeu n’est pas de tester votre tolérance aux sacrifices mais de consacrer une petite partie de votre énergie quotidienne à mettre en place de nouvelles bonnes habitudes qui travailleront pour vous à la réalisation de votre objectif, au fur et à mesure que le temps passera. Perdre du poids relève plus du marathon que du sprint.

Notre relation à la nourriture traduit énormément la relation profonde que l’on a avec soi-même ainsi, il faut dédier de l’attention à son assiette pour perdre du poids, mais aussi à ce qu’il se passe dans sa tête. C’est pourquoi il est également important d’avoir le bon état d’esprit.